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world music

Souad Massi

Présentation du spectacle

Considérée comme la plus belle voix féminine d’Afrique du Nord, Souad Massi puise dans la tradition musicale pour la transformer et la faire sienne.

Nouvel album octobre 2019 : Oumniya ( mon souhait)
chez naïve Believe







Nouvelle formule scénique en tournée

   Souad Massi, chant, guitare
   Rabah Khalfa : derbouka
   Mehdi Dalil : mandol, guitare
   Mokrane Aldani : violon alto
   Adriano Tenorio (dit « DD ») : percussions

Il est peu aisé de définir la musique folk. L’Américain Woodie Guthrie la codifia vers 1940, voix, guitare, racines populaires et esprit contestataire. Son cadet, Pete Seeger s’arma d’un banjo, Bob Dylan d’un harmonica, et avec le chant de Joan Baez, ils menèrent la révolte de la jeunesse contre la guerre au Viêt Nam et pour les Droits civiques dans les années 1960.

Alors oui, en ce sens, Souad Massi est folk, mais avec mandole, l’instrument roi du châabi et de la chanson kabyle. Un folk léger, mélodique, un équilibre presque pop, dont témoigne Oumniya, sixième album de Souad Massi depuis Raoui (2001).

Il y a toujours eu chez Souad Massi une passion du mélange : baignée par la chanson populairealgéroise (le châabi), la poésie d’Aït Menguelet, chantre de la Kabylie résistante, l’Algéroise place de-ci de-là un trait de reggae, ou encore un grain de fado, par exemple dans Oumniya, ou la douleur de la trahison, qui ouvre cet album bâti en treize chansons, la plupart interprétées en dialecte algérois et imaginées par Souad Massi. Ainsi l’Algéroise a-t-elle ajouté à ce folk du Nord de l’Afrique, un violon arabo-andalou (Mokrane Adlani), renforcé la guitare folk par un mandole (Mehdi Dalil), et la derbouka (Rabah Kalfa) par des percussions latines (Adriano Tenorio).

Chansons d’amour ou chansons politiques, Souad Massi est au plus près de l’humain. Depuis le début de l’année 2019, l’Algérie est parcourue d’un formidable mouvement protestataire. La rue, « des jeunes, des grands-mères, des anonymes, formidablement courageux », s’est mobilisée contre un cinquième mandat du président Bouteflika et contre la corruption.
Voici Fi Bali, tout en métaphores « pour décrire un ex-président déconfit, une oligarchie qui dirige le pays dans l’ombre, un pays qui ressemble à un bateau qui va couler, parce que depuis l’indépendance en 1962, aucun dirigeant n’a voulu préserver les trésors de l’Algérie, ses forces, son passé, ses montagnes, ses forêts, son désert, ses cultures multiples.
Depuis cinquante- sept ans, rien n’a été construit. C’est comme si l’histoire du pays avait commencé à l’indépendance, ce qui est évidemment faux »

L’art de Souad Massi passe aussi par la langue française, et Oumniya propose deux titres francophones. « Dans un avion au retour d’Espagne, mon ingénieur du son, Yann Lemêtre, m’avait fait écouter une chanson, Pays Natal, et j’avais eu la chair de poule, le texte est magnifique ». « Pour sentir l’odeur du pain au sésame ou au cumin, fallait faire la queue longtemps dans ce pays… » : ce sont les mots L’art de Souad Massi passe aussi par la langue française, et Oumniya propose deux titres
francophones. « Dans un avion au retour d’Espagne, mon ingénieur du son, Yann Lemêtre, m’avait fait écouter une chanson, Pays Natal, et j’avais eu la chair de poule, le texte est magnifique ». « Pour sentir l’odeur du pain au sésame ou au cumin, fallait faire la queue longtemps dans ce pays… » : ce sont les mots de Françoise Mallet-Joris sur une musique de Marie- Paule Belle « que je ne connaissais pas alors ». Pour compléter la section française, Magyd Cherfi, le Toulousain engagé a donné Je chante à Souad Massi.

En 2015, l’album El Mutakallimûn (Les Orateurs) s’inscrivait en faux contre l’obscurantisme et le déni, en mettant en musique de grands poètes arabes, du Libanais Elia Abu Madi (XIXè siècle) à l’Irakien El Moutanabi (Xè siècle). « J’avais été surprise de voir que de nombreux spectateurs, lettrés, souvent Occidentaux, connaissaient bien la poésie arabe et l’aimaient ».

En bonus du nouvel album, voici ajmalou hob, (Mon plus bel amour « Je t’aime comme la plante qui sort de la roche »), mise en musique d’un texte du poète
palestinien Mahmoud Darwich. Et puis, Salam, écrit en dialecte égyptien par le song writer Nader Abdallah, rencontré au Caire, sur une musique de Khaled Eize.

Depuis We Shall Overcome et Woodstock, le centre de la lutte s’est déplacé. Le respect des droits des femmes est désormais au coeur de la dynamique de changement et des droits de l’Homme. « Oui, dit Souad Massi, j’appartiens à une culture où les femmes doivent se faire respecter.
Mais partout, elles doivent se battre pour exister et prendre le droit à la parole ». Le nouvel opus de Souad Massi s’insurge contre des pratiques honteuses, comme le mariage forcé de petites filles qu’on empêche ainsi de s’instruire (Je veux apprendre). Mais il appelle aussi à l’extrême honnêteté de l’introspection (Wakfa, l’épreuve du miroir) et à la définition des choix intimes (Yadra, l’envie d’évasion). Le tout d’une voix empreinte de chaleur humaine, valeur fondamentale.

Pour la société Your European Stage

musique | humour | danse
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