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Nouvel album le 30 septembre 2009
"I speak Fula"
Classé n°2 dans les charts
européens musique du monde
en décembre 2009

Bassekou Kouyaté a été fait Chevalier de l’Ordre National du Mali en septembre 2009 

 



© ROBIN CHANDA

Bassekou Kouyaté et N'Goni Ba 

EPK I speak Fula
 

Extraits Live au G8


Pour Bassekou, c'est un long voyage qui a commencé à Garana, petit village multi-ethnique situé au bord du fleuve Niger où il a grandi, pour se poursuivre à Ségou, puis à la capitale, Bamako, et qui le mène désormais aux quatre coins de la planète. Bienvenue dans un nouveau chapitre de cette palpitante épopée :

Au verso du CD, Bassekou Kouyaté & Ngoniba posent devant la légendaire gare ferroviaire de Bamako. Des années 60 à 80, le "Buffet de la Gare" était la boite de nuit réputée au Mali pour la qualité de sa musique. Au milieu des années 80, le jeune Bassekou Kouyaté y jouait, avec les membres du fameux "Rail Band", accompagnant la chanteuse Nainy Diabaté.
À cette époque, les joueurs de n'goni jouaient assis, à l'inverse des guitaristes, toujours debout et occupant le front de scène, au sein des formations qui faisaient danser la jeunesse malienne. Un soir, Bassekou décida qu'il était temps de changer cela. Bassekou voulait non seulement qu'on entende le n'goni, mais aussi qu'on le voit. Soudain, lors d'un concert, il s'est levé et s'est dirigé vers le devant de la scène.
Pour la première fois, un joueur de n'goni attachait son instrument en bandoulière comme une guitare électrique et exécutait un solo debout. Le public en resta bouche bée. Les traditionalistes engagèrent même le débat, après le concert, pour décider si un adolescent était autorisé à changer la façon de jouer le n'goni.
Ce qui était nouveau à cette époque est devenu, aujourd'hui, pratique courante au Mali. Ces dernières années, Bassekou et son groupe Ngoniba ont continué d'apporter de nouvelles transformations. Ils ont créé une nouvelle formation, à quatre n'gonis, qui "sonne" comme un groupe de rock. Les n'gonis sont toujours acoustiques, comme par le passé, mais Bassekou a inventé un n'goni basse aux notes plus graves que celles du "n'goni ba", et il a ajouté des cordes pour augmenter les possibilités harmoniques des instruments.
Bassekou a ainsi permis aux auditeurs du monde entier d'accéder à la magie d'une musique séculaire que lui-même et ses musiciens jouent depuis toujours. En se produisant sur toutes les scènes entre Londres et Bamako accompagnés uniquement de leurs quatre ngonis, Bassekou Kouyate & Ngoni ba ont suscité un regain d’intérêt pour cet instrument au Mali. Aujourd'hui, il ne se passe pas une semaine sans que Bassekou ne soit approché par un jeune musicien qui veut commencer un groupe de joueurs de n'goni.

Ce nouvel album intitulé « I speak Fula » (Je parle Peul) met l'accent sur l'esprit d'ouverture et de tolérance. Au Mali, pays constitué par de nombreuses ethnies, la musique des griots a toujours eu une fonction de passerelle entre les
peuples. « I Speak Fula » est une chanson enjouée sur les relations entre les Peuls et les Bamanans. Bassekou Kouyaté est un Bamanan, mais il est tout à fait naturel pour lui de jouer la musique des Peuls. La chanson est interprétée dans un style appelé "Koreduga". Au Mali, si l'on entend une chanson Koreduga, cela veut dire qu'il est temps de s'amuser, de danser et d'en profiter. Elle s'adresse à tout le monde, et nul besoin de parler Peul pour se joindre à la fête !


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